Quelques instants plus tard, la voix parla de nouveau. Elle venait du plateau de fruits. La voix continua : Jean sortit de sa stupéfaction et réalisa qu'elle venait de la grosse pêche. C'était donc ça.
Mais Jean Nombil ne croyait pas aux histoires merveilleuses. Il voulait comprendre le mystère de la pêche parlante ; pour cela, rien de tel que de l'ouvrir. À côté des fruits, il avait laissé traîner le nouveau couteau qu'il venait d'acheter. Il allait s'en servir quand une pensée le retint. Il avait pensé à la poule aux oeufs d'or. Sa pêche parlante était un phénomène extraordinaire ; ne risquait-il pas de rompre le charme en l'ouvrant ? Mais il savait : il allait d'abord saisir le fruit par son pédoncule (et en pensant cela, il eut un instant l'image de ses cours de botanique) pour l'inspecter avec précaution. Il se sentait l'âme d'un chercheur.
Que pensez-vous : allait-il trancher la pêche et la question ?
Oui Non